Retour à la voile pour le transport de marchandises.

3

juin

2008

Retour à la voile pour le transport de marchandises.

Une flotte de vieux gréements pour le transport commercial du vin... Quand écologie et oenologie font bon ménage

Une flotte de vieux gréements pour le transport commercial du vin... Quand écologie et oenologie font bon ménage

Avant de se lancer dans la construction de nouveaux bateaux, la Compagnie de Transport Maritime à la Voile (destinée au transport de vin sur des navires à voile) a finalement décidé de tester le marché en affrétant le Kathleen & May.
Basé à Bideford, près de Bristol, ce trois-mâts battant pavillon britannique a été construit en 1900 en Irlande. Par rapport à d'autres vieux gréements, ce bateau présente l'avantage d'avoir conservé sa cale, qui pourra accueillir une trentaine de palettes de bouteilles.
Présent en Bretagne au mois de juillet dans le cadre de Brest 2008, le Kathleen & May doit effectuer une première traversée commerciale à l'issue des festivités. Le navire rejoindrait Dublin puis, d'ici octobre, effectuerait plusieurs rotations entre le port irlandais et Bordeaux, à partir duquel le vin sera ensuite embarqué.
L'objectif est de séduire les importateurs en mettant en avant l'originalité et le côté écologique du transport à la voile. Si les viticulteurs sont, pour le moment, essentiellement du Languedoc, CTMV a prévu d'étendre par la suite ses partenariats à la région bordelaise et ses exportations vers le marché britannique.
Côté navires, la compagnie ne compte en outre pas s'arrêter au seul Kathleen & May. Des discussions sont en cours en vue d'affréter des vieux gréements danois et allemand, ce qui constituerait une sorte de renaissance de la marine commerciale à voile. Tout dépendra, bien évidemment, des commandes enregistrées et de l'importance du marché, qui doit encore être défriché. CTMV est toutefois confiante, évoquant le vif intérêt déjà manifesté par les importateurs irlandais et britanniques.
Mer et Marine - 30/05/2008

 

Ce trajet en bateau, loin de gacher les qualités gustatives de ce vin, l'améliorera et lui apporteras une saveur particulières. Voir l'article Mer et Marine ci dessous du 21/02/2007.
21/02/2007

Il y a cinquante ans, Henri Maire avait eu l'idée de vieillir son vin lors d'un tour du monde en bateau. Un demi-siècle plus tard, la maison jurassienne qui porte son nom a décidé de renouer avec cette tradition. Le 16 novembre dernier, deux conteneurs transportant 21.600 bouteilles d'Arbois ont embarqué au Havre sur le CMA CGM Matisse. Affecté au service Tour du Monde de la compagnie française, reliant l'Europe à l'Australie, le navire a transité avec la cuvée 2002 par les Etats-Unis, Panama, Tahiti, la Nouvelle Calédonie, l'Australie, la Nouvelle Zélande, l'Angleterre et les Pays Bas, avant de revenir au Havre le 6 février. L'Arbois a finalement retrouvé sa terre natale le 19 février pour une grande dégustation. Après trois mois de périple, les bouteilles ont été débouchées cette semaine. Quel fut l'effet du roulis, des variations de température, de la pression atmosphérique et de l'air pur de l'océan ? « Les expériences précédentes menées par Henri Maire, avaient prouvé que le vin parti en tonneaux sur les mers s'était bonifié, avait évolué plus vite, avait acquis plus rapidement son âge d'or », explique la maison Henri Maire. Christophe Menozzi, président des sommeliers du Jura, parle d'un vin plus tapissé en bouche et d'un tanin plus satiné que l'Arbois n'ayant pas fait le voyage.

Soumis par Shortsea le mar, 03/06/2008 - 00:00

Promotion
du transport maritime
à courte distance
et de l'intermodalité