Conjoncture éco transport maritime

24

avril

2014

Conjoncture éco transport maritime

Soumis par Shortsea le jeu, 24/04/2014 - 15:50

La Mission Flotte de Commerce de la DGITM/Ministère vient de publier son « Analyse de la conjoncture économique du transport maritime » du 2e semestre 2013.

Cette analyse montre des signes de reprise de la conjoncture mondiale du transport maritime, caractérisée par le retour des investissements. 

Malgré tout, la course au gigantisme (dans le deepsea) rendent chroniques les surcapacités en contraignant les opérateurs à sur-investir pour rester compétitifs. Cette problématique des surcapacités pèse également sur le shortsea qui se doit d’être compétitif vis-à-vis des autres modes de transport.

Par ailleurs, l’investissement conséquent imposé en Europe par les nouvelles normes environnementales (en particulier l’application dans moins d’un an de la Directive « soufre » dans les SECA) peine à générer une offre de financement satisfaisante dans le secteur du transport maritime de courte distance sur lequel se concentrent les interrogations alors que l’activité s’est relevée en 2013.

La Mission analyse notamment les liaisons transmanche.

Avec 2 millions de pièces de fret (+20%) transportées en 2013 sur ses 30 lignes régulières, le groupe danois DFDS compte parmi les premiers acteurs européens dans le secteur des ferries et fréteurs rouliers aux côtés du Britannique P&O Ferries et du Suédois Stena Line.


Un navire DFDS dans le Port de Douvres - Crédit BP2S​

L'’adaptation de l’'ensemble de la flotte pour le 1er janvier 2015 génère des coûts considérables estimés à 200 M€. DFDS équipera 20 navires de systèmes d’épurateurs des fumées d’'échappement (scrubbers), et passera au gas-oil une vingtaine navires sur lesquels il est techniquement impossible d'’installer des scrubbers.

Par ailleurs, La Mission note un retour à l’équilibre pour Brittany Ferries. Aujourd'hui, l'’enjeu majeur pour Brittany Ferries est la transition vers une flotte adaptée aux nouvelles normes environnementales. Comme pour les autres opérateurs, le coût de l'’investissement est considérable : scrubbers et motorisation GNL nécessitent près de 130 M€ pour permettre aux navires de naviguer à l’intérieur de la SECA. L’'armateur a commandé la construction d’un navire propulsé au gaz naturel auprès des chantiers STX France de Saint-Nazaire.

Ce navire « Pegasis » sera non seulement conforme aux normes sur les émissions atmosphériques de la convention MARPOL annexe VI, qui entreront en vigueur en 2015, mais son bilan environnemental lui permettra d’aller au delà des normes existantes. Les émissions d’oxyde de soufre seront réduites de 99%, celles d’oxyde d’azote de 80%, les particules fines seront aussi éliminées et les émissions de CO2 pourraient baisser de plus de 20%.

Enfin, concernant les autoroutes de mer, LD Lines a lancé en novembre 2013 un nouveau service bi-hebdomadaire entre Poole (Grande-Bretagne) et Santander (Espagne). La filiale de Louis Dreyfus Armateurs viserait le doublement des capacités de sa ligne maritime entre Saint-Nazaire et le port de Gijón en Espagne, ouverte en 2010. Depuis la première semaine de 2014, un navire supplémentaire a été mis en place et deux nouvelles lignes sont créées, entre Saint-Nazaire et Rosslare (Irlande) et entre Gijón et Poole, au sud-est de l’Angleterre.

Analyse complète à retrouver sur le site du Ministère


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