DFDS accueille le commissaire européen Vella à bord de l'un de ses navires

11

février

2016

DFDS accueille le commissaire européen Vella à bord de l'un de ses navires

Soumis par Charles F le jeu, 11/02/2016 - 20:04


Le Magnolia Seaways - © DFDS Seaways.
 

Fin janvier, DFDS a reçu le Commissaire européen Karmenu Vella, en charge de l'environnement, à bord d'un de ses navires, le "Magnolia Seaways". La rencontre, organisée à l'initiative de l'European Community Shipowners' Association (ECSA), avait pour but de sensibiliser le Commissaire aux obstacles règlementaires que les opérateurs européens pouvaient rencontrer dans l'utilisation des scrubbers. L'ECSA était représentée par son président, Niels Smedeegard, également directeur général de DFDS.

Rappelant le soutien de la Commission à la transition énergétique dans le transport maritime, M. Smedegaard présentait l'engagement  de DFDS en faveur de solutions respectueuses de l'environnement, ainsi que l'engagement de la compagnie auprès de l'OMI et de l'European Sustainable Shipping Forum en ce sens. Afin de se conformer aux exigences des zones SECA (Sulphur Emission Control Areas), DFDS a  recours aux scrubbers à boucle ouverte, des dispositifs de nettoyage de fumée permettant de réduire très efficacement les émissions de soufre.

Cette solution, efficace et désormais largement répandue parmi les armements européens au shortsea, est toutefois remise en question par la Directive 2000/60/EC instaurant un "Cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau". Cette dernière, en posant des taux limites de quantité de polluants dans les eaux portuaires, risque de rendre "délicate" l'utilisation de ces scrubbers dans certaines zones. En effet, les scrubbers nécessitent d'être purgés au port. Les eaux utilisées à cette occasion étant rejetées, ce processus pourrait se voir interdit si le seuil limite de concentration de polluants était déjà atteint. De surcroît, les dispositions prévoient une réduction progressive des taux autorisés, remettant ainsi globalement en question la viabilité du système de scrubber, pourtant promu et largement soutenu par l'Europe jusqu' alors.

L'environnement est le premier à souffrir de l'incertitude planant sur la compatibilité des régimes posés par les deux Directives, les investissements dans la technologie réductrice d'émissions étant de fait considérablement réduits depuis lors. Souhaitant clarifier la situation, M. Smedeegard a plaidé pour une étude approfondie des conséquences environnementales du rejet des eaux de lavement des scrubbers. Une décision rapide s'impose, certains Etats membres ayant déjà décidé d'interdire ces rejets dans leurs ports. Cette diligence est même vitale afin que les acteurs disposent d'un délai raisonnable pour se conformer aux exigences à venir posées par la Directive soufre, à savoir une teneur maximale en soufre de 0,5% dans les eaux européennes en 2020.

Source : communiqué de l'ECSA

 

 


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