L'essor du GNL carburant

30

juillet

2015

L'essor du GNL carburant

Soumis par Shortsea le jeu, 30/07/2015 - 10:51

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Le Glutra, (premier navire RoRo à avoir navigué au GNL en 2000)​

Le Gaz Naturel Liquéfié (GNL) continue son essor et s'’impose de plus en plus comme une alternative majeure aux carburants fossiles classiques. Souvent présenté à juste titre comme l'’une des énergies les plus écologiques du transport maritime, il commence à trouver sa place dans le secteur, encore dominé par le fioul lourd. Cependant, cette suprématie ne cesse de s'’atténuer, et ce tous domaines confondus :


Source: DNV-GL, “LNG Fuel for vessel”, 2015​

 

La réduction quasi-totale des émissions de soufre, ainsi que de 85% de celles d'’azote, fait du GNL un carburant de choix pour les navires amenés à traverser des zones contrôlées dites «  SECA » définies par l’'annexe VI de la convention Marpol. Mieux encore, ce dernier permet une réduction des émissions de CO² de l'’ordre de 20% et une élimination des particules. Ces facteurs n’'ont pas échappé aux armateurs, tant et si bien que la répartition mondiale actuelle des 63 navires naviguant au GNL reflète assez fidèlement celle des zones d'’émissions contrôlées de soufre :

 


Source: DNV-GL, “LNG Fuel for vessel”, 2015​ - Excluding LNG carriers and inland waterway vessels

 

Le GNL n’'est pas seulement un carburant plus propre. Outre son adéquation aux nouvelles aspirations sociétales et aux règlementations environnementales qui en découlent, la ressource possède de conséquentes réserves, faisant de lui un carburant d'’avenir. Malgré une utilisation croissante, on l'’estime soutenable à plus long terme que ses concurrents gasoil et fioul lourd. L’'investissement conséquent que représente la transition vers cette énergie plus respectueuse de l’'environnement est donc aisément amortissable sur le long terme. Bien que plus onéreux que le brut, le GNL présente un cours moins volatile que son concurrent, et une meilleure sécurité d’'approvisionnement, autant de facteurs encourageant son essor.

 


Source: BP, "Statistical review of world energy", 2015​

 

Ces avantages comparatifs sont autant d'’éléments qui soutiennent actuellement la croissance des commandes de navires propulsés au GNL. Ainsi enregistrait-on 76 commandes de ce type à travers le monde pour des navires de tous types, dont les termes s'’échelonnent entre 2016 et 2018. L'’élan que connaît le secteur porterait -en l’'état actuel des commandes- la flotte navigante à 144 navires propulsés au GNL, annonçant un doublement de la flotte au GNL actuelle anticipé à l’'horizon 2018.

 


Source: DNV-GL, “LNG Fuel for vessel”, 2015​

 

Le carburant d'’avenir qu'’est le GNL appelle également des solutions innovantes en matière d’approvisionnement. En la matière, les devants ont été pris par la Norvège, qui, au sein du port de Risavika, a autorisé l’'approvisionnement de ferries de croisière à compter de mars 2015. Au niveau français, se concrétise notamment un projet d'’adaptation des terminaux méthaniers de Montoir et Fos.

Ce développement croissant appelle un encadrement règlementaire, lequel s'’est traduit par l’'adoption d'’un premier projet de Code de la sécurité pour les navires à l'aide de gaz ou autres combustibles de faible point d'éclair par l’'Organisation Maritime Internationale fin 2014.

L'’attrait croissant de tout le secteur du transport maritime pour le GNL en tant que carburant traduit un mouvement de fond aujourd'’hui entretenu par les acteurs privés. On citera, à ce titre, la société de classification DNV GL qui propose aujourd'’hui des solutions innovantes pour favoriser la transition énergétique des flottes ou la construction de nouveaux navires de leur appellation « LNG Ready ».

Rapport DNV GL « LNG fuel for vessels » de mai 2015 disponible sur www.dnvgl.com


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